21 Janvier 2005 - Economie

UN SALARIE COUTE DEUX FOIS PLUS QUE CE QU’IL RECOIT DANS SA POCHE


Fiches de paies prises au hasards dans divers dossiers avant optimisation fiscale :

1°) entreprise A
brut : 913,71 €
net à payer : 730.1 €
patronales : 351.25 €

Dans la poche de l’employé : 730.1 €
Cout pour l’entreprise : 1 264.00 €
(coef : 1.71)


2°) entreprise B
brut : 1400 €
net à payer : 1079.4 €
charges patronales : 334.97 €

Dans la poche de l’employé : 1 079.40 €
Cout pour l’entreprise : 1 774.97 €
(coef : 1.64)


3°) entreprise C
brut : 3050 €
net à payer : 2406.45 €
patronales : 1194.08 €

Dans la poche de l’employé : 2406.45 €
Cout pour l’entreprise : 4244.08 €
(coef : 1.76)


Etude comparative par internet sur des fiche de paies traitées par une autre structure que la mienne :

1) Cadre sans mutuelle
Brut 3471.93
Net 2711.12
Cout global 4879.52
soit Coef 1.799


2) ETAM
Brut 2560.19
NEt 1991.18
Cout Global 3604.10
soit Coef 1.8


3) ETAM avec mutuelle
Brut 2324.28
Net 1776.93
Cout global 3331.51
Soit Coef 1.87

Je crois que c’est clair( il y a à peu près de tout dans ces 6 cas, petits salaires et salaires plus conséquents). On rajoute éventuellement une mutuelle : complémentaire / assurance, et on est pas loin du coef 2. Et pour les cadres, les % des caisses étant encore plus importants , c’est encore plus criard.

En France, en 2004, UN SALARIE COUTE DEUX FOIS PLUS QUE CE QU’IL RECOIT DANS SA POCHE

Mais bon, l’essentiel de la démonstration, c’est que pour filer un peu d’argent à quelqu’un légalement, ça coûte la peau des fesses. Et je ne suis pas sur que l’usage qui est fait de la différence me satisfasse pleinement. Le plus marrant, c’est de voir les fiches de paies de certaines administrations : vacataire à l’université, par exemple, il n’y a quasiment pas de charges sociales. Rigolo, non ? Quand je dis qu’il y a des privilèges, et que se sont souvent les mieux servis qui la ramène le plus….

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À propos de Stef

The Boss


3 Commentaires :

  1. ludo dit :

    Salut je suis en train d\’écrire un manifeste Naif politique et il y a une notion qui m\’intéresse dans tes propos entre autre….celle des privillège et notament de ce vacataire de l\’université.. il est employé par qui ? aurais tu d\’autres information plus concrète sur les abus de privillège par rapport au peuple…

    Merci par avance de ta réponse…
    Ludo

  2. ludo dit :

    Ah oui 🙂 je suis en train de monter uen société type sarl ou eurl…je compte réalisé in profit de 4500 euros, je vends des prestation de service donc CA-Coût=profit

    A cela je retire les frais et l\’imposition, il me reste en profit 3000 euros, j\’aimeria sortir cela en salaire, j\’aimerai connaitre le salaire net restant déduit des charges patronales et des charges salariales avant impot sur IRPP et connaitre l\’imposition…

    Merci par avance
    Ludo

  3. Stef dit :

    Le vacataire : il est employé par le trésor, l\’état donc. En tout cas, le chèque de paiement est au nom du Trésor publique. Les conditions : avoir déjà un employeur principal, qui paie les cotisations assedics, retraites, chomage, sécu, …., bref toute la protection sociale du vacataire. Car l\’état (pardon : le Trésor) ne paie pas les charges sociales ni patronales sur un paiement de vacataire. De plus, bien souvent : attribution des taches heures par heures, sans minimum garanti, le reponsable de service marquant sur son petit cahier les \ »heures effectuées à payer\ » (oui, car toutes les heures effectuées ne sont pas payables, il y a des critères….), et fait un bilan généralement semestriel. Et donc, bien souvent, paiement deux fois par ans, de ce qui devra être déclaré à l\’impot sur le revenu, mais qui ne respecte AUCUNE convention du code du travail. A noter que ce mode de fontionnement est bien entendu réservé à l\’administration, c\’est à dire au publique, le privé n\’imaginant souvent même pas la possiblité d\’employer et d\’utiliser de la main d\’oeuvre d\’une telle manière….

    Pour tempérer le tableau, dans mon cas, il s\’agissait de travaux que je faisait avec un grand, enorme et immense plaisir. A ce moment là, le problème de la rémunération était presque secondaire à mes yeux. Mais tout de même. C\’est ainsi que cela se passe, et quand on y pense, ça fait peur.

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